19 mai 2008
Je couds toujours...
Entre deux ponts qui font rougir mon pâle teint de navet,
je fais ceci:
des spirales en broderie libre...
Vous ne rêvez pas, selon les parties du "bidule" - qui n'est pas un protège carnet de santé - le tissu est de couleur différente: blanc ou blanc cassé, de même que la couleur du fil à broder...
Ayant aiguisé votre imagination et mis vos nerfs à vif avec l'insupportable suspense que j'organise avec maestria ahaha (quand on ne fait pas grand chose, on distille!), je dois avouer que
* non, le tissu en relief hélas n'est pas fait maison - acheté sur un trottoir au Marché St Pierre, en bien trop petite quantité, hélas mille fois hélas...
* acheté pour faire la jupe japonisante que tout le monde coud en ce moment sur JCA's (la jupe carré plié) - amis qui, finalement, eh, les filles, un indice un indice, ne sera pas une jupe...
Le plus long et le moins agréable dans tout ça, c'est de rentrer les fils - 1o minutes de broderie libre, 3 heures de noeuds!!!
17 mai 2008
Question...
Marre d'acheter à la chaîne des filets pour linge fragile merdiques. Soit ils se déchirent soit la fermeture éclair ne résiste pas à son troisième passage en machine!
Comme je sais vraiment pas quoi faire de mon temps en ce moment, j'aimerais coudre des filets pour protéger le linge délicat en machine -
vous êtes-vous déjà lancées dans cette ridicule entreprise?
Quel tissu avez-vous utilisé?
Le filet merdique (j'insiste, mais je suis irritée) des sacs du commerce, ça ne doit pas se trouver chez les marchands de tissu... Toile à beurre pas assez résistante... et le tulle? Et un bon vieux coton permettrait-il au linge d'être bien lavé???
15 mai 2008
Je couds...
Tiens, ça manque de jaune, allez, je file en ajouter un brin...
08 mai 2008
Aurore
Aussi belle qu'elle a un titre évocateur...
'Aurore aux doigts de rose'
by Jacqueline Fischer
Elle sent bon les jardins de Bagatelle...
06 mai 2008
Je couds!
Vous avez été plusieurs à vous montrer épatées, voire effarées, par ma productivité depuis ces dernières semaines... Je dois vous avouer que je ne faisais pas grand chose de textile et que les illustrations & ATCs qui sont apparues sur ce blogue dernièrement ont été réalisées à la fin de ma grossesse - mais le temps de les poster, le temps qu'elles arrivent à destination et que je m'occupe de les mettre en ligne, voilà une faille spatio-temporelle de plusieurs semaines qui explique ce décalage...
Je me remets seulement à une quelconque activité textile - par fenêtres de dix minutes quelques fois par jours...
et je couds pour moi:
01 mai 2008
Le Pantalon
A lire impérativement!
Encore un ouvrage emprunté par une esclave pensant tout juste regarder les images d'un oeil en surveillant l'acrobate de l'autre, eh bien, je me fourrais le doigt dans l'oeil, justement!
Cet ouvrage est pas-sion-nant!
On y apprend que depuis toujours, le pantalon est un enjeu de pouvoir: les Romains, déjà, méprisant les braies de nos ancêtres les Gaulois, avaient baptisé leur / notre doux pays Gallia braccata, le pays des barbares en pantalon... Vêtement des barbares... et des guerriers (ben, oui, plus pratique que la toge pour guerroyer!), le pantalon (ou la culotte) devient bien vite partie prenante dans la guerre des sexes - et pas juste au vingtième siècle, non! Ca remonte à ... toujours, dès que le vêtement devient sexué (au Moyen Âge) (l'histoire de Jeanne d'Arc prend alors un autre relief...)! Pas-sion-nant, je vous dis! Bien sûr, il est question d'Olympe de Gouges, la révolutionnaire en pantalon, mais de bien d'autres aussi. On apprend qu'après avoir encouragé les bataillons féminins à porter le pantalon, les révolutionnaires interdirent le port de ce vêtement aux femmes, avec amende et emprisonnement à la clé. A la fin du dix-neuvième siècle, la préfecture de police, qui se chargeait de faire respecter l'interdiction pour les femmes de porter le pantalon, accordait des dérogations (à ces dames de la haute, of course!) - pas-sion-nat, je vous dis!
Indispensable pour mettre Poiret, Chanel et Yves Saint Laurent en perspective: l'histoire du pantalon au vingtième siècle marque une accélération et une stabilisation (oui, aujourd'hui nous allons non seulement au bureau en pantalon mais même en jean même si cela reste très codifié - en même temps il serait ridicule de demander au vêtement de cesser d'être un code - voir Barthes et ses mythologies), mais ce n'est que le point de cristallisation de toute une histoire!
Pas-sion-nant, je vous dis! Je l'ai dévoré sans tout retenir et attends avec impatience ma prochaine grippe pour pouvoir le relire sans trop culpabiliser...
J'étais presque prête à l'acheter (bien que volumineux et lourd sur mes étagères déjà trop pleines et un peu onéreux même si pas cher du tout vu son grand intérêt) et enrage de découvrir qu'il est épuisé! Peut-être, un jour, d'occasion...
Le Pantalon, Une histoire en marche (Éditions de L’Amateur), de Laurence Benaïm, a reçu le Grand Prix du Livre de Mode 2000 .
Cerise sur le gâteau (déjà fort goûteux), la section où les créateurs confient leur vision du pantalon n'est pas la moins excitante! Egalement quelques parcours thématiques où l'on apprend quelques secrets du pantalon sur mesure (tout est dans la fourche, la fourche à un millimètre près) et des pleats please...
Bonne lecture!
26 avril 2008
ATC - Woolf: icône pop
J'ai imprimé différents portraits de Virginia Woolf sur mon imprimante laser (je crois que la technique du fer ne fonctionne pas avec les imprimantes à jet d'encre...) avant de les transférer sur du tissu au fer :
Oups, j'ai découpé les images à transférer un peu juste si bien que le fer a un peu bruni l'exemplaire du bas - j'ai fait beaucoup plus d'essais que d'ATC au final! Désormais, j'ai progressé, et laisse une bonne marge de papier blanc autour du motif à transférer, ce qui protège le tissu (j'utilise également un morceau de papier sulfurisé).
Au fait, vous saviez que le transfert au fer fonctionne mieux sur du tissu mélangé que sur du 100% coton?
J'ai ensuite passé les transferts obtenus à la gouache très diluée (mais vue la petite superficie à couvrir, le résultat est un poil vif)...
... avant de broder - eh oui, le but du moment c'est d'apprendre quelques points de broderie...
Erreur de débutante: j'ai brodé le cadre de la première sans protéger le transfert au fer - évidemment, Woolf s'est quelque peu évanouie...
J'ai donc protégé le transfert de la seconde pour éviter qu'elle ne se transforme pareillement en fantôme sous mes doigts - il se trouve que c'est justement ce que ces ATC cherchent à montrer, que la "vraie" Woolf (la mienne - ouarf!) disparaît derrière / sous? l'icône (un peu poussiéreuse). Mais une ATC avec un motif central invisible, cela a beau être follement conceptuel, c'est aussi follement inintéressant d'un point de vue plastique...
Donc, voici la seconde Virginia sous sa housse de protection pendant que le chantier est en cours:
Le résultat final:
On voit bien que Woolf n'est plus que l'ombre d'elle-même, paradoxalement évanouie plutôt que préservée sous l'amidon, non?
24 avril 2008
La petite robe noire
Mon emploi du temps d'esclave de loup-garou ne me permet pas de me lancer dans la (re)lecture de l'Odyssée (projet fou que j'ai nourri un temps et bien vite abandonné) - mais plutôt de feuilleter des livres d'images...
Trouvé à la bibliothèque municipale, La Petite robe noire, de Didier Ludot - présentation liminaire façon portion congrue mais des photos pleine d'inspiration...
Mes préférées:
(Marcel Rochas 1945)
(Balenciaga 1956)
(Marc Vaughan 1971)
Mais à quoi ressemble-t-elle, de dos, celle-ci???
Un petit bonus ici pour celles qui auront le courage de dérouler jusqu'au bas de la page (Cristobal Balenciaga, encore)..
22 avril 2008
Etole 'Haut chaud(e)'
Me voici qui réinvente l'eau chaude...
Tout a commencé avec un rectangle de lainage (60 cm de haut) qui me faisait de l'oeil depuis un moment et dont, pour déjouer le sort de l'allaitement qui empêche de jouer à coudre des hauts, je souhaitais faire un machin bidulesque entre haut et étole... forcément une variation sur le kimono. J'ai donc commencé à réfléchir à une étole kimonoesque qui serait fermée ou ouverte par un système de liens (projet en cours, abandonné pour cette fois) avant, au cours d'un essayage de prototype de papier journal, de réinventer l'étole par pliage de rectangle...
Pour donner un peu d'ampleur, mon rectangle de 60cm de haut s'avérant un peu petit pour que l'étole "Haut chaud(e)" soit confortable, j'ai d'abord cousu env/env le coupon de lainage à une cotonnage de 80 cm de haut avant de retourner pour obtenir le rectangle de lainage agrandi par une bande d'écossais rouge (j'aurais pu choisir de répartir l'écossais en deux bandes plus petites en haut et en bas, mais tout mettre du même côté présente un avantage: on peut porter la bande en haut ou en bas, ce qui change légèrement le tombé du vêtement).
J'ai ensuite cousu les "manches" sur 30 cm (32 précisément) de chaque côté. Sur cintre:
et hop, yapuka enfiler:
la bande écossaise, portée en haut, forme comme un col
la bande écossaise, portée en bas, disparaît dans le tombé légèrement bouffant (plus bouffant que lorsqu'elle est portée en col) et n'est visible que de face sur les manches
(précision pour celles qui s'inquiètent pour ma santé mentale: je ne prends pas pour la réincarnation du modèle de Camille Claudel - je fais ces mouvements à la Isadora Duncan pour mettre en valeur le modèle...)
Me voici qui réinvente sottement le shrug, ce vêtement hybride, plus travaillé qu'une étole mais pas trop embryonnaire pour être un boléro, pour lequel il n'y a même pas de mot en français (chauffe épaules est-il dans le dictionnaire? Depuis quand?)!
20 avril 2008
Acrobate brodé
Envoyé par Anne, ce clin d'oeil à un acrobate qui voudrait explorer le monde trop hardiment...

"A marcher trop vite, on se casse la figure"
A méditer...
de même que l'expressivité de ce point qui paraît pourtant si simple... le feather stitch, ou point d'épine...
(correction - à prononcer avec l'accent british de l'arbitre de tennis - il s'agit du point de mouche - mouche que je ne prendrai pas - ah ah ah!)

























